Si tu cherches « mots japonais à apprendre » sur internet, tu te retrouves vite face au même problème. La plupart des listes sont soit trop basiques (konnichiwa… merci, on sait), soit trop complètes pour être utiles.
Ce que tu veux vraiment, c’est les mots qui vont réellement te servir, dans un restaurant, dans le métro, dans un konbini à 23 h quand tu ne trouves plus ton hôtel.
Ces 25 mots japonais essentiels, ce sont ceux que les Japonais utilisent tous les jours. Pas les mots du manuel scolaire. Les vrais. Avec les situations concrètes, les petits pièges, et parfois les secrets culturels qui se cachent derrière.
Quiz avant de commencer
Quatre questions pour situer ton niveau. Tu n’as encore rien lu, c’est normal de te tromper : chaque explication t’annonce un des pièges de la liste.
-
Tu veux appeler un serveur au restaurant. Que dis-tu ?
すみません sert à la fois d’excuse, d’appel et de remerciement discret : c’est le couteau suisse social du japonais, et il fait même office de bonjour quand on aborde quelqu’un. ごめんなさい est une vraie excuse, après une vraie faute : l’employer pour héler un serveur donne l’impression que tu t’accuses de quelque chose. Quant à ありがとうございます, il remercie, il n’interpelle pas.
-
Au konbini, la caissière te propose un sac. Tu réponds 大丈夫です. Qu’a-t-elle compris ?
大丈夫 dit « tout va bien », donc « je n’ai besoin de rien » : c’est le refus poli standard. Mais posé en question, 大丈夫ですか veut dire « ça va ? », et là le même mot sert à répondre oui. Un seul mot, deux sens opposés, et c’est le contexte qui tranche. Pour accepter, dis はい、お願いします.
-
Remets la phrase dans l’ordre
Excusez-moi, vous avez un menu en anglais ?
Clique les mots dans le bon ordreLe japonais place toujours le déterminant AVANT ce qu’il détermine : 英語の qualifie メニュー, jamais l’inverse. Ensuite は pose le thème, et le verbe ferme la phrase. Retiens le patron, il te sert partout : すみません pour aborder, puis la chose suivie de は, puis le verbe. C’est le même moule que 駅はどこですか ou トイレはどこですか.
-
Tu es invité chez un ami japonais. Tu enlèves tes chaussures et tu franchis le seuil. Que dis-tu ?
お邪魔します veut littéralement dire « je dérange », et ça se dit même quand on est invité : c’est la formule attendue au moment d’entrer, et on la repasse au passé en partant (お邪魔しました). ただいま est réservé à ton propre foyer, il annonce que TU rentres chez toi. いらっしゃいませ, c’est le commerçant qui te le lance en entrant dans sa boutique : tu l’entendras cent fois par jour, tu ne le diras jamais. Ton hôte, lui, te répondra どうぞ.

Comment lire cette liste ?
Chaque mot est présenté avec :
- Son écriture japonaise, ses kana et son rōmaji
- Sa traduction
- La situation où il est vraiment utile
- Un piège ou un secret culturel quand c’est pertinent
Les phrases d’exemple sont cliquables : appuie sur un mot pour ouvrir sa fiche, avec la lecture et le sens.
Prêt ? C’est parti. 🚀
Les indispensables de la politesse (mots 1 à 4)
Ces 4 mots, tu les utiliseras chaque jour au Japon. Plusieurs fois par jour. Les connaître par cœur, c’est la base.
1. すみません (Sumimasen) : excusez-moi, pardon, merci (implicite)
Le mot le plus utile de toute la langue japonaise. Note-le.
Sumimasen sert à :
- Attirer l’attention de quelqu’un (un serveur, quelqu’un dans la rue)
- T’excuser si tu bouscules quelqu’un dans le métro
- Exprimer une gêne polie quand on te rend un service
Situation : tu es au restaurant et tu veux commander. Pas besoin de crier « Monsieur ! » : un Sumimasen ! dit clairement suffit. Le serveur viendra.
Piège : ne dis pas gomen nasai (ごめんなさい) dans cette situation, c’est réservé aux vraies excuses après une vraie erreur, pas pour appeler quelqu’un.
Astuce culturelle : au Japon, tu n’as pas besoin de commencer une interaction par un « bonjour ». Un Sumimasen dit poliment fait office à la fois de « bonjour » et de « excusez-moi de vous déranger ». C’est presque toujours suffisant pour aborder un commerçant, un passant ou un serveur.
2. ありがとうございます (Arigatō gozaimasu) : merci beaucoup
La version formelle et sincère du merci. Indispensable.
La version décontractée : Arigatō (ありがとう), à utiliser entre amis ou dans un cadre informel.
Piège de prononciation : le u final de gozaimasu est quasi muet. On prononce gozaimas’, pas gozaimasu en articulant chaque syllabe.
3. おねがいします (Onegaishimasu) : s’il vous plaît, je vous en prie
Littéralement « je fais appel à votre bienveillance ». Très utile pour accompagner une demande.
Situation : tu montres une photo de ta destination à un chauffeur de taxi.
Tu commandes un plat en pointant le menu :
À retenir aussi : Onegaishimasu sert souvent à dire « oui » en japonais, surtout quand quelqu’un te propose quelque chose. Si on te propose un sac plastique au konbini ou un dessert au restaurant et que tu acceptes, Hai, onegaishimasu (はい、お願いします) ou simplement Onegaishimasu est la réponse la plus naturelle. Bien plus naturelle qu’un simple hai (はい), « oui ».
4. ごめんなさい (Gomen nasai) : je suis désolé(e)
Pour les vraies excuses. Quand tu as fait une erreur, marché sur le pied de quelqu’un, oublié un rendez-vous.
La version décontractée : Gomen (ごめん), à utiliser entre amis.
Secret : les Japonais s’excusent beaucoup plus fréquemment que les Français. Un sumimasen ou gomen nasai bien placé adoucit presque toutes les situations délicates. C’est le cœur de la politesse japonaise, et ça explique aussi pourquoi les Japonais ne disent jamais non directement.
Au quotidien et dans les commerces (mots 5 à 11)
5. いくらですか (Ikura desu ka) : c’est combien ?
La question magique dans tous les commerces, marchés et restaurants.
Pour comprendre la réponse, il te faudra les nombres : j’ai tout détaillé dans compter en japonais, et les autres façons de demander une quantité sont dans combien en japonais avec ikutsu, ikura et nan.
6. ください (Kudasai) : donnez-moi, je voudrais
Colle kudasai après n’importe quel mot et tu formes une demande polie.
Combo imbattable : [mot] + kudasai = tu peux commander à peu près n’importe quoi sans parler japonais.
7. 大丈夫 (Daijōbu) : ça va, non merci, pas de problème
Un des mots les plus flexibles du japonais. Il exprime que tout va bien, que tu n’as pas besoin d’aide, que ce n’est pas grave.
Situation : un vendeur te propose un sac plastique dont tu ne veux pas.
Piège : la question Daijōbu desu ka ? (大丈夫ですか) signifie « ça va ? ». Si tu réponds daijōbu en acquiesçant, tu dis que tout va bien. Mais si on te propose quelque chose et que tu réponds daijōbu, tu refuses. Un seul mot, deux sens opposés : c’est le contexte qui tranche.
8. わかりません (Wakarimasen) : je ne comprends pas
Probablement un des mots que tu utiliseras le plus lors de tes premières semaines. Et c’est très bien. Les Japonais comprennent et apprécient que tu le dises clairement.
9. もう一度お願いします (Mō ichido onegaishimasu) : encore une fois, s’il vous plaît
Pour demander à quelqu’un de répéter. Indispensable quand tu débutes.
Version courte acceptable : Mō ichido (もう一度), qui veut juste dire « encore une fois ».
10. どこ (Doko) : où ?
Un seul mot qui te sauve dans des dizaines de situations.
Astuce : [lieu] + wa doko desu ka = tu peux retrouver n’importe quoi. Et pour comprendre la réponse, va voir demander son chemin en japonais.
11. いただきます (Itadakimasu) : bon appétit (version japonaise)
Ce mot n’a pas d’équivalent exact en français. On le dit avant de manger, pour exprimer sa gratitude envers la nourriture, ceux qui l’ont préparée, et la vie en général. C’est un peu philosophique pour une formule de table. 😄
Pourquoi le retenir ? Parce que si tu le dis dans un restaurant japonais ou chez des amis japonais, tu vas les toucher sincèrement. C’est un signe que tu connais la culture, pas juste la langue.
Son pendant de fin de repas :
Vérifie avant de continuer
Deux questions sur les mots qu’on vient de voir. Les deux phrases sont dans la liste plus haut, telles quelles.
-
Quelle particule complète la phrase ?
水__ください。 (De l’eau, s’il vous plaît.)
Ce que tu demandes qu’on te donne est l’objet de la demande, donc を. Tu as vu これください un peu plus haut, sans particule : à l’oral, を se laisse souvent tomber, surtout après un mot court. Mais elle ne se remplace jamais par autre chose : 水にください ou 水でください ne veulent rien dire. Retiens la forme complète, tu pourras toujours l’alléger ensuite.
-
Quelle particule complète la phrase ?
日本語__わかりません。 (Je ne comprends pas le japonais.)
Piège de traduction, et il revient sans arrêt. En français, « je ne comprends pas LE japonais » a tout d’un complément d’objet, donc la main veut écrire を. Sauf que わかる ne se construit pas comme « comprendre » : ce qui est compris en est le sujet, marqué par が. Mot à mot, la phrase dit « le japonais ne m’est pas clair ». Même famille : 好き (aimer) et 上手 (être doué) prennent が eux aussi.
Dans les transports et en ville (mots 12 à 16)
12. 駅 (Eki) : gare
Le mot que tu verras et entendras partout au Japon. Sur les panneaux, dans les annonces, dans les conversations.
Combo utile : [nom de la gare] eki wa doko desu ka ? : « Où est la gare de [nom] ? »
13. 右 / 左 (Migi / Hidari) : droite / gauche
Pour suivre des indications ou lire un plan.
Astuce : si quelqu’un t’indique un chemin en japonais, les deux mots que tu dois absolument reconnaître sont migi (droite) et hidari (gauche). Le reste, tu peux le deviner avec le geste.
14. まっすぐ (Massugu) : tout droit
Troisième compagnon de migi et hidari. Ces trois mots ensemble, et tu peux suivre n’importe quelle indication de direction.
15. 〜はどこですか (~ wa doko desu ka) : où est ~ ?
Ce n’est pas vraiment un mot mais une structure, et elle vaut 10 mots à elle seule. Tu colles n’importe quel lieu devant, et tu as une question complète et parfaitement polie.
16. 出口 / 入口 (Deguchi / Iriguchi) : sortie / entrée
Ces deux mots apparaissent sur tous les panneaux dans les gares, les centres commerciaux, les musées. Savoir les reconnaître en kanji t’évite de nombreuses confusions.
- 出口 (deguchi) : sortie. Le kanji 出 veut dire « sortir » et 口 « bouche, ouverture ».
- 入口 (iriguchi) : entrée. Avec 入 pour « entrer ».
À table (mots 17 à 20)
17. おいしい (Oishii) : c’est délicieux
Quatre mores qui font des miracles. Dire oishii ! en mangeant un plat préparé par quelqu’un, c’est le compliment le plus direct et le plus sincère que tu puisses faire.
Prononciation : o-i-shi-i, quatre temps bien distincts, pas « oichi » raccourci. Le dernier い compte pour un temps entier.
18. お会計をお願いします (Okaikei o onegaishimasu) : l’addition, s’il vous plaît
La phrase complète pour demander l’addition au restaurant.
Si tu ne retiens que les deux derniers mots, okaikei onegaishimasu, ça fonctionne très bien aussi.
Alternative encore plus simple : faire le geste de croiser les index en l’air, universellement compris au Japon pour demander l’addition.
19. 英語のメニュー (Eigo no menyū) : le menu en anglais
Au Japon, tous les restaurants ne traduisent pas leur carte. Mais beaucoup en ont une version anglaise sous la main, surtout dans les zones touristiques. Il suffit de demander.
Si la réponse est non, pas de panique. La combinaison Kore kudasai (mot n° 6) en pointant les plats sur la carte fonctionne presque partout. Et beaucoup de restaurants japonais ont des photos ou des vitrines avec des plats en plastique réalistes (les fameux sanpuru) que tu peux montrer.
20. ベジタリアン / ヴィーガン (Bejitarian / Vīgan) : végétarien / vegan
Deux mots empruntés à l’anglais, utiles si tu as des restrictions alimentaires. Sois prêt cela dit : être végétarien au Japon demande un peu d’efforts, parce que le bouillon de poisson (dashi) se cache à peu près partout, y compris dans les plats de légumes. 😅
Le mot à connaître pour vérifier : 肉 (niku, viande) et 魚 (sakana, poisson).
Les bonus qui impressionnent (mots 21 à 25)
Ces mots ne sont pas « indispensables » pour survivre, mais ils montrent que tu t’intéresses vraiment à la culture. Et ça, les Japonais le voient tout de suite.
21. よろしくお願いします (Yoroshiku onegaishimasu) : je compte sur vous, enchanté, bien à vous
Impossible à traduire directement. C’est une formule qui exprime que tu te confies à la bienveillance de l’autre. On l’utilise pour se présenter, terminer un e-mail, commencer une collaboration, ou simplement dire « j’espère qu’on s’entendra bien ».
Version raccourcie entre amis : Yoroshiku !
22. お疲れ様 (Otsukaresama) : tu as bien travaillé, bravo pour tes efforts
Littéralement, ça veut dire « vous devez être fatigué(e) ». Mais dans la vie réelle, c’est la façon dont les Japonais se saluent en fin de journée de travail, ou félicitent quelqu’un qui a fait un effort.
Dis Otsukaresama desu ! à un collègue japonais en fin de journée et tu déclenches un regard surpris suivi d’un sourire à coup sûr.
23. なるほど (Naruhodo) : ah je vois, c’est logique, je comprends
L’équivalent de notre « ah oui, je vois » français. On l’entend constamment dans les conversations japonaises. C’est un signal d’écoute active : dire naruhodo montre que tu suis et que tu comprends.
24. 頑張って (Ganbatte) : courage, vas-y, tu peux le faire
Le mot d’encouragement par excellence du japonais. On le dit à quelqu’un qui passe un examen, qui commence un projet, qui traverse une période difficile.
Un Ganbatte ! dit avec chaleur, c’est « je crois en toi » condensé en un seul mot.
Et pour toi, lecteur, qui es en train d’apprendre le japonais : 頑張って ! 🌸
25. おじゃまします (Ojama shimasu) : pardon de vous déranger, excusez l’intrusion
Littéralement « je dérange ». C’est ce qu’on dit en entrant chez quelqu’un, même si on est invité. Cette formule, qui peut sembler étrange à un Français, est attendue, presque obligatoire au Japon.
Situation : tu es invité chez un ami japonais. Tu enlèves tes chaussures, tu fais un pas dans l’entrée et tu dis Ojama shimasu. Ton hôte te répond en général par Dōzo (どうぞ) : « je t’en prie, entre ».
Variante en partant : Ojama shimashita (お邪魔しました), à la forme passée : « merci de m’avoir reçu ». On le dit juste avant de remettre ses chaussures.
Pourquoi c’est un mot qui impressionne : très peu d’étrangers connaissent cette formule. La sortir au bon moment, c’est instantanément te placer du côté de ceux qui comprennent les codes culturels. Il y en a d’autres du même genre dans l’étiquette japonaise.
Le grand tableau récapitulatif
| # | Japonais | Kana | Rōmaji | Traduction / Usage |
|---|---|---|---|---|
| 1 | すみません | すみません | Sumimasen | Excusez-moi / Pardon |
| 2 | ありがとうございます | ありがとうございます | Arigatō gozaimasu | Merci beaucoup |
| 3 | お願いします | おねがいします | Onegaishimasu | S’il vous plaît |
| 4 | ごめんなさい | ごめんなさい | Gomen nasai | Je suis désolé(e) |
| 5 | いくらですか | いくらですか | Ikura desu ka | C’est combien ? |
| 6 | ください | ください | Kudasai | Donnez-moi / S’il vous plaît |
| 7 | 大丈夫 | だいじょうぶ | Daijōbu | Ça va / Pas de problème |
| 8 | わかりません | わかりません | Wakarimasen | Je ne comprends pas |
| 9 | もう一度 | もういちど | Mō ichido | Encore une fois |
| 10 | どこ | どこ | Doko | Où ? |
| 11 | いただきます | いただきます | Itadakimasu | Avant de manger |
| 12 | 駅 | えき | Eki | Gare |
| 13 | 右 / 左 | みぎ / ひだり | Migi / Hidari | Droite / Gauche |
| 14 | まっすぐ | まっすぐ | Massugu | Tout droit |
| 15 | 〜はどこですか | 〜はどこですか | ~ wa doko desu ka | Où est ~ ? |
| 16 | 出口 / 入口 | でぐち / いりぐち | Deguchi / Iriguchi | Sortie / Entrée |
| 17 | おいしい | おいしい | Oishii | Délicieux |
| 18 | お会計 | おかいけい | Okaikei | L’addition |
| 19 | 英語のメニュー | えいごのメニュー | Eigo no menyū | Menu en anglais |
| 20 | ベジタリアン | ベジタリアン | Bejitarian | Végétarien |
| 21 | よろしく | よろしく | Yoroshiku | Enchanté / Je compte sur vous |
| 22 | お疲れ様 | おつかれさま | Otsukaresama | Bravo pour tes efforts |
| 23 | なるほど | なるほど | Naruhodo | Ah je vois / Je comprends |
| 24 | 頑張って | がんばって | Ganbatte | Courage / Vas-y ! |
| 25 | お邪魔します | おじゃまします | Ojama shimasu | Pardon de vous déranger |
À toi de jouer !
Quatre questions qui piochent dans les sections que le quiz du début n’a pas touchées : les transports, la table et les bonus.
-
En France, l’hôte lance « bon appétit » à ses invités. Au Japon, qui dit いただきます ?
Faux ami classique. « Bon appétit » est un souhait qu’on adresse à quelqu’un ; いただきます est une phrase qu’on dit sur soi-même. Le verbe いただく est la forme humble de « recevoir » : tu annonces que tu reçois ce repas, et donc que tu remercies. L’hôte, lui, dira plutôt どうぞ. Et à la fin, chacun repart sur son ごちそうさまでした.
-
Remets la phrase dans l’ordre
Tournez à droite, s’il vous plaît.
Clique les mots dans le bon ordreLe patron des indications de direction : d’abord le repère, ensuite le verbe, enfin ください qui rend la demande polie. Le に de 右に marque la direction vers laquelle on tourne. Change le premier bloc et tu obtiens 左に曲がってください ; avec まっすぐ, aucune particule n’est nécessaire : まっすぐ行ってください.
-
おいしい se dit en combien de mores, ces temps de durée égale qui rythment le japonais ?
o-i-shi-i, quatre temps bien distincts, et c’est le dernier い qui saute chez les francophones : on entend « oichi », écrasé. Or en japonais la durée fait partie du mot, elle n’est pas décorative. Le réflexe inverse existe aussi, et il est tout aussi faux : dans ありがとうございます, le u final est quasi muet, on dit « gozaimas’ ».
-
Ton collègue japonais range ses affaires et quitte le bureau. Tu lui lances 頑張ってください. Pourquoi ça sonne faux ?
Question de moment, pas de registre. 頑張って accompagne quelqu’un vers l’épreuve : avant un examen, avant un entretien, avant un départ. Quand l’effort est derrière, le japonais a un autre mot, et c’est お疲れ様です, « merci pour ce que tu viens de fournir ». Le français n’a rien pour dire ça, il bricole avec « bonne soirée ». C’est exactement pour cette raison que お疲れ様 fait de l’effet quand un étranger le sort au bon moment.
Par où commencer ?
Si 25 mots, ça fait beaucoup d’un coup, voici l’ordre dans lequel je te conseille de les apprendre :
Semaine 1 : les 5 indispensables absolus Sumimasen → Arigatō gozaimasu → Onegaishimasu → Daijōbu → Wakarimasen
Semaine 2 : les situations pratiques Ikura desu ka → Kudasai → Doko → Itadakimasu → Oishii
Semaine 3 : les mots qui impressionnent Ganbatte → Naruhodo → Otsukaresama → Yoroshiku → Ojama shimasu
Ces 25 mots ne font pas de toi un locuteur japonais courant. Mais ils font autre chose : ils créent du lien. Un sumimasen bien placé, un itadakimasu avant de manger, un ganbatte sincère, et les Japonais voient tout de suite que tu es là pour apprendre, pas juste pour consommer.
Si tu pars bientôt, la suite logique, c’est préparer son voyage au Japon. Et pour les salutations dans le détail, tout est dans les salutations en japonais (aisatsu).
Questions fréquentes
Quels sont les mots japonais les plus utiles pour un voyage ?
Six mots suffisent pour se débrouiller : すみません (sumimasen, excusez-moi), ありがとうございます (arigatō gozaimasu, merci), お願いします (onegaishimasu, s’il vous plaît), 大丈夫 (daijōbu, ça va ou non merci), いくらですか (ikura desu ka, c’est combien ?) et どこですか (doko desu ka, où est… ?).
Faut-il apprendre les kana avant de partir au Japon ?
Ce n’est pas obligatoire mais ça change tout. Les hiragana s’apprennent en une semaine et débloquent les menus, les panneaux et les noms de gares. Sans eux, tu restes dépendant des traductions anglaises, qui manquent souvent en dehors des zones touristiques.
Quelle différence entre sumimasen et gomen nasai ?
すみません sert à interpeller, remercier discrètement ou s’excuser d’une petite gêne : c’est le couteau suisse social. ごめんなさい est une vraie excuse, pour une faute réelle, et ne s’emploie jamais pour appeler un serveur. En cas de doute, すみません passe dans presque toutes les situations.
Comment dire non poliment en japonais ?
On dit rarement いいえ (iie, non) frontalement. Les deux formules naturelles sont 大丈夫です (daijōbu desu, « ça ira, merci ») pour refuser une offre, et ちょっと… (chotto…, « c’est un peu… ») laissé en suspens, qui signifie non sans le dire. Le refus direct est perçu comme brutal.
Aller plus loin que la liste
Ces 25 mots ne s’assemblent pas encore en phrases. C’est exactement ce que je te montre dans mon cours d’initiation au japonais gratuit (1 h) : la structure de la langue, les kana pour lire ces mots directement, et les expressions du quotidien. En une heure, tu vois le japonais autrement.
頑張って ! 🌸


Une question ?